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Ambiances thermiques
Quand le travail quitte
sa zone de confort
Les ambiances thermiques de travail  
  Les nombreuses situations d'exposition à la chaleur ou au froid rencontrées en milieu professionnel peuvent engendrer des risques pour la santé des opérateurs, créer des conditions d'inconfort ou encore perturber la vigilance et être à l'origine d'accidents. Souvent inhérentes à l'environnement ou au process lui-même, ces situations, pour la plupart, sont difficiles à éviter. Des mesures organisationnelles et techniques peuvent néanmoins être mises en place pour en limiter les effets.

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point-ico Dossier Travail & Sécurité
Les ambiances thermiques
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point-ico Dossier INRS
Travail à la chaleur
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Travail au froid
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Note documentaire
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Scol@miante

Un outil d'évaluation a priori des niveaux d'empoussièrement

Un outil d'évaluation a priori des niveaux d'empoussièrement
Avec Scol@miante, l'INRS propose aux entreprises un outil d'évaluation a priori du niveau d'empoussièrement aux fibres amiante lors de la mise en œuvre de processus sur matériaux amiantés. Les données d'évaluation sont issues de la base Scola (système de collecte des informations des organismes accrédités). Disponible en ligne et consultable sur tablettes et smartphones, l'outil Scol@miante permet une interrogation par type d'activité, nature du matériau et technique utilisée. Le résultat de l'évaluation est assorti d'un indice de confiance. Attention, l'utilisation de Scol@miante ne se substitue en aucun cas à l'évaluation réglementaire des niveaux d'empoussièrement des processus qui incombe à l'employeur.

- En savoir plus
- Le dossier Amiante
 

Sumer 2010

Une réduction contrastée des expositions aux CMR

Sumer 2010 : une réduction contrastée des expositions aux CMR
10 % des salariés du champ de l'enquête Sumer ont été exposés à au moins un produit chimique cancérogène, mutagène ou reprotoxique (CMR) en 2010, au cours de la dernière semaine travaillée précédant leur interrogation. Si ces résultats témoignent d'une réduction du nombre de salariés exposés comme de la durée et de l'intensité des expositions entre 2003 et 2010, le zoom sur les huit agents CMR qui touchent le plus de salariés est révélateur de situations contrastées. Les expositions au formaldéhyde, au plomb, à l'amiante, aux poussières de bois ont en effet fortement diminué, tandis que celles à la silice cristalline et aux phtalates sont en augmentation. Par ailleurs, la diminution des expositions aux gaz d'échappement diesel et aux huiles minérales entières doit être nuancée. Dans le cas des gaz d'échappement diesel, elles concernent encore 4 % des salariés (soit 798 000 personnes). Les mesures de protection efficaces contre les gaz d'échappement diesel ou les huiles minérales entières demeurent par ailleurs très insuffisantes.

- L'analyse de la Dares [PDF]
- Le dossier Agents chimiques CMR
 

Métro et RER

La pollution de l'air mise en évidence

Pollution de l'air dans les transports souterrains
L'air du métro et du RER souterrains en France est pollué. C'est en substance à cette conclusion qu'est arrivée l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) dans l'avis relatif à la qualité de l'air dans les enceintes de transports ferroviaires souterrains (EFS) qu'elle a rendu en septembre. Exploitation et organisation du transport, maintenance, sécurité, entretien, commerces, police, ce sont 28 000 salariés dont plus de 26 000 en Île-de-France qui sont concernés par ce « risque sanitaire », selon les termes de l'Anses. Dominée par les particules capables de pénétrer dans l'appareil respiratoire, cette pollution est très supérieure à celle de l'air extérieur, même à proximité du trafic routier. Elle est particulièrement importante lors des opérations de maintenance. La mise en oeuvre de mesures visant à réduire les expositions semble nécessaire pour les travailleurs. Selon les experts, les risques ne sont en revanche pas transposables aux usagers, exposés de façon plus intermittente.

- L'avis de l'Anses [PDF]
 

« De l'école au travail : À vos vidéos ! »

La 4e édition du concours est lancée

Lancement de la 4e édition du concours « De l’école au travail : À vos vidéos ! »
Pour la quatrième année, le concours « Santé et sécurité au travail : De l'école au travail, à vos vidéos » est lancé ! L'opération, organisée par l'INRS et placée sous le parrainage du ministère de l'Éducation nationale, s'adresse aux élèves des lycées professionnels et aux apprentis des CFA. Son objectif : sensibiliser les jeunes aux risques auxquels ils sont exposés lors de leurs premiers pas dans le monde professionnel. Comme chaque année, les participants devront présenter des vidéos, d'une durée de 30 sec à 2 min 15 maximum, en couleurs ou en noir et blanc, devant illustrer des démarches et solutions de prévention, au-delà du simple usage des équipements de protection individuelle. La date limite de dépôt des projets est fixée au 5 avril 2016 et la remise des prix aura lieu le vendredi 27 mai 2016.

- Pour en savoir plus
 

rub-juridiques

Empoussièrements d'amiante

Une lettre ministérielle du 24 septembre 2015 diffuse une version actualisée des questions-réponses relatives à la métrologie des empoussièrements d'amiante, rédigées sous l’égide de la Direction générale du travail. Ce document a été mis en ligne.

- Le document [PDF]
 

Amiante

Une instruction du ministère du Travail d'octobre 2015 explicite les mesures de prévention collectives et individuelles qui devront être mises en œuvre lors des opérations exposant à l'amiante, afin de garantir le respect de la valeur limite d'exposition professionnelle aux fibres d'amiante abaissée depuis le 2 juillet 2015 à 10 f/L.

- L'instruction [PDF]
 

Établissements de santé

Un décret du 9 octobre 2015 précise que le repos quotidien d'une durée minimale de onze heures consécutives prévu pour les médecins, pharmaciens et odontologistes hospitaliers leur est garanti après la fin du dernier déplacement survenu au cours d'une astreinte.

- Le décret [PDF]
 

Produits phytopharmaceutiques

Une note du ministère chargé de l'Agriculture du 29 septembre 2015 précise les modalités de renouvellement des certificats individuels d'aptitude dont doivent être titulaires les utilisateurs ou distributeurs professionnels de produits phytopharmaceutiques : actualisation du contenu de la formation, préconisations de limitation du recours à ces produits, terminologies...

- La note
 

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PréventionBTP partout sur les chantiers

PréventionBTP partout sur les chantiers

L'OPPBTP lance une version digitale du mensuel PréventionBTP, disponible sur tablette, smartphone et ordinateur. Elle propose aux lecteurs des vidéos pratiques et pédagogiques, des diaporamas, des liens interactifs pour approfondir les articles et les dossiers. Plusieurs formules d'abonnement sont proposées aux professionnels du BTP pour rester connectés à la prévention à tout moment et en tout lieu.
 
Prévention dans les CFA

Prévention dans les CFA

Du 9 novembre au 18 décembre 2015, la campagne « 100 minutes pour la vie », s’adressant aux 25 000 apprentis de 1re année de CFA, a vocation à les interpeller sur les comportements à adopter lors de situations à risques. Ces apprentis seront confrontés à des situations concrètes qu’ils pourront analyser afin d’éviter l’accident. Un QR code présent sur l’affiche de la campagne leur permet, depuis leur smartphone, de répondre à des questions en ligne.
 

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Comment réduire les fréquents risques de chutes dans le secteur de la restauration traditionnelle ?

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Chaque année, dans la restauration traditionnelle, 3 400 accidents du travail sont dus à des trébuchements en cuisine et 2 100 à des chutes dans les escaliers conduisant aux réserves ou en salle. Il est de la responsabilité de l'employeur d'évaluer les risques auxquels sont soumis ses salariés (en les associant à la réflexion), afin d'identifier les mesures de prévention les mieux adaptées. L'action la plus efficace consiste bien sûr à supprimer ou réduire le danger, c'est pourquoi la réglementation impose d'intégrer la prévention dès la conception ou lors de l'aménagement des lieux et des situations de travail. Il s'agit, par exemple, de choisir dès le départ un revêtement de sol à la fois facile à nettoyer et anti-glissant. Les sols doivent être nettoyés avec les moyens appropriés (conseillés par le fournisseur de sols) et réparés dès qu'ils sont abîmés. Les différences de glissance entre deux sols adjacents sont également à éviter. Les salariés travaillant en cuisine, de l'employeur aux extras, doivent être équipés de chaussures anti-dérapantes. La sécurisation des escaliers en salle est également primordiale : choix du revêtement, installation d'au moins une main courante, adaptation de l'éclairage. Les mêmes préconisations peuvent être faites pour les escaliers d'accès aux réserves, dont il faut veiller à ce qu'ils restent dégagés et pour lesquels il faut prévoir des nez de marches antidérapants et visibles, d'une couleur différente de celle des marches elles-mêmes.

- Restauration traditionnelle


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Du 18 au 21 novembre 2015 - Königswinter (Allemagne)

8e conférence internationale de « Safety of industrial automated system »
Organisateur : Institut für Arbeitsschutz der Deutschen Gesetzlichen Unfallversicherung

24 novembre 2015 - Villeneuve-d'Ascq

Rencontre : le CHSCT aujourd'hui face aux questions de santé au travail
Organisateur : Direccte et Aract du Nord-Pas-de-Calais

4 décembre 2015 - Paris

Journée nationale des IPRP
Organisateur : Services interentreprises de santé au travail

15 décembre 2015 - Paris, La Défense

Salon des professionnels de l'amiante
Organisateur : Cédille

Du 21 au 24 juin 2016 - Paris

34e Congrès national de médecine et de santé au travail
Organisateurs : la Société française de médecine du travail et les 3 sociétés de médecine du travail d'Île-de-France (Metranep, SMTE et SMTOIF)

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Plaquette

Signalisation de santé et de sécurité au travail (ED 885)

Signalisation de santé et de sécurité au travail (ED 885)

Panneaux d'interdiction, d'obligation, d'avertissement, de sauvetage, de secours... La nouvelle édition de cette plaquette rappelle les principes de la réglementation en matière de signalisation.
- La plaquette ED 885

Brochure

Travaux de maçonnerie (ED 6206)

Travaux de maçonnerie (ED 6206)

Dans les entreprises de maçonnerie, les accidents sont plus fréquents et souvent plus graves que dans la plupart des secteurs. Ils sont principalement dus aux chutes de plain-pied, aux chutes de hauteur et aux manutentions. Des solutions de prévention existent.
- La brochure ED 6206

Brochure

Conception des entrepôts et plates-formes logistiques (ED 6205)

Conception des entrepôts et plates-formes logistiques (ED 6205)

Dans les entrepôts et plates-formes logistiques comme ailleurs, la prévention des risques professionnels est plus efficace et plus économique lorsqu'elle est intégrée dès la conception des bâtiments et lors du choix et de l'implantation des équipements. Une démarche participative et pluridisciplinaire doit être initiée dès la phase de programmation du projet.
- La brochure ED 6205


 
 
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Ambiances thermiques
Quand le travail quitte
sa zone de confort
Les ambiances thermiques de travail  
  Les nombreuses situations d'exposition à la chaleur ou au froid rencontrées en milieu professionnel peuvent engendrer des risques pour la santé des opérateurs, créer des conditions d'inconfort ou encore perturber la vigilance et être à l'origine d'accidents. Souvent inhérentes à l'environnement ou au process lui-même, ces situations, pour la plupart, sont difficiles à éviter. Des mesures organisationnelles et techniques peuvent néanmoins être mises en place pour en limiter les effets.
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Les ambiances thermiques
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Travail à la chaleur
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Travail au froid
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Note documentaire
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  L'exposition à la chaleur ou au froid peut avoir une incidence en termes de confort, mais également de santé et de sécurité au travail. Elle constitue l'un des dix facteurs de pénibilité définis par la réglementation. Que l'activité ait lieu à l'extérieur ou à l'intérieur de locaux, le Code du travail oblige d'ailleurs l'employeur à évaluer les risques liés à l'ambiance thermique. S'il ne donne aucune indication de température, il est admis dans les milieux professionnels qu'au-delà de 30°C pour une activité sédentaire et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique, la chaleur peut constituer un risque pour les salariés. Pour le travail au froid, c'est sous la barre des 5°C qu'une vigilance particulière s'impose. Pour juger de l'acceptabilité d'une situation de travail, la température, mais également l'humidité, le rayonnement thermique, la vitesse de l'air, l'activité physique des salariés et la protection vestimentaire doivent être pris en considération. Les populations concernées sont nombreuses. Les ouvriers du BTP et les personnes chargées des travaux agricoles sont par exemple particulièrement exposés aux aléas climatiques. Dans l'industrie, les situations d'expositions aux températures extrêmes sont également multiples et la plupart du temps liées au process : travaux à proximité de fours, de procédés chauds ou de matières en fusion (métal, verre...), préparation, transformation et conditionnement de produits frais (notamment pour l'industrie agroalimentaire), interventions dans des entrepôts frigorifiques… Dans certains cas, comme dans les buanderies, les cuisines de restaurants ou encore les conserveries, l'humidité rend l'ambiance encore plus difficile à supporter.


Quels sont les risques ?

Les effets sur la santé du travail à la chaleur sont divers, allant de la fatigue à la déshydratation, en passant par le coup de chaleur. Correspondant à une forte élévation de la température interne, en général au-dessus de 40°C, ce dernier est potentiellement mortel. L'exposition au froid, quant à elle, peut générer de la fatigue et une perte de dextérité. Divers problèmes sont susceptibles d'apparaître : engourdissements, gelures. Le froid peut provoquer des douleurs, des troubles vasomoteurs (diminution de l'irrigation sanguine des doigts) et favoriser, associé à d'autres facteurs (postures extrêmes, gestes répétitifs, fatigue, stress...), la survenue de troubles musculosquelettiques. Plus grave encore, l'hypothermie, consécutive à une exposition prolongée au froid, est une chute de la température interne en dessous de 35°C qui, aux stades les plus avancés, peut entraîner le coma et le décès. Dans tous les cas, ces situations d'exposition à la chaleur et au froid accroissent le risque d'accident (baisse de la vigilance, augmentation du temps de réaction...).


Les moyens de prévention

Des mesures organisationnelles peuvent être prises pour réduire les risques et doivent être accompagnées de l'information et de la formation des salariés. Il s'agit par exemple de diminuer le temps de travail ou d'adapter les horaires, d'augmenter la fréquence des pauses, d'éviter - quand les températures sont élevées - de programmer les tâches les plus physiques aux heures les plus chaudes (et de fournir les aides à la manutention nécessaires), de réduire le nombre d'opérateurs exposés aux ambiances thermiques extrêmes, de prévoir un système de rotation des tâches… L'aménagement des locaux doit avoir été prévu en conséquence : ventilation, zones de repos climatisées ou chauffées, dispositifs permettant de se réhydrater et de se rafraichir dans le cas d'ambiances chaudes. Sur les chantiers, par exemple, l'employeur est tenu de mettre à disposition au moins 3 litres d'eau fraîche par jour et par travailleur. En ce qui concerne la protection vestimentaire, il est conseillé, pour le travail au froid, de porter plusieurs couches de vêtements plutôt qu'un seul vêtement épais. Le choix de la tenue doit tenir compte de la contrainte gestuelle et la protection des mains, de la tête et des pieds ne doit pas être négligée. Pour les travaux à la chaleur réalisés à l'extérieur, le port de vêtements clairs et couvrants (pantalons et manches longues), constitués avec des matières traitées anti-UV et adaptées à la chaleur est préconisé. Les vêtements amples favorisent l'évaporation de la sueur. Une protection des yeux et de la tête (lunettes anti-UV, visières, casques à bords larges…) est également nécessaire. Enfin, l'exposition au froid comme à la chaleur n'est pas compatible avec le travail isolé. La présence de plusieurs opérateurs permet, en cas de nécessité, de lancer l'alerte rapidement et d'éviter un retard de prise en charge sanitaire.
 
La Lettre d'information est éditée par le département Produits d'information de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Directeur de la publication : Stéphane PIMBERT, directeur général de l'INRS. Rédacteur en chef : Grégory BRASSEUR. Routage : logiciel SYMPA. Copyright INRS. Tous droits réservés. Conformément à la loi 2004-801 du 6 août 2004 (...) modifiant la loi 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent. Pour l'exercer, adressez-vous à l'INRS - 65 boulevard Richard Lenoir - 75011 Paris ou écrivez à contact@kiosque.inrs.fr