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Hygiène
L'hygiène aussi, ça s'organise
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Bactéries, virus, produits chimiques, poussières... Les mains et les tenues de travail peuvent véhiculer un nombre impressionnant de substances chimiques ou biologiques potentiellement dangereuses pour la santé. Quelques mesures simples d'hygiène, soutenues par une organisation appropriée, permettent de prévenir efficacement les risques liés à ces nuisances professionnelles.
Les situations de travail exposent les salariés à de multiples nuisances. Les mains peuvent être au contact de produits chimiques ou de matières biologiques nocives. Ces contaminations, souvent invisibles, se déposent également sur les tenues et les équipements de travail. Agroalimentaire, traitement des déchets, BTP, santé, services à la personne... Tous les secteurs sont concernés. Les petites plaies, les contacts directs ou indirects (par l'intermédiaire d'objets contaminés) avec la bouche, le nez et les yeux sont autant de voies de pénétration des nuisances dans l'organisme. Selon leur nature, elles peuvent être à l'origine d'allergies, d'infections ou d'intoxications.
Se protéger soi et protéger les autres
Les risques ne se limitent pas aux seuls salariés directement exposés. Les mains souillées peuvent contaminer les objets usuels (poignées de portes, outils, crayons, téléphone...) et disséminer les substances nocives au sein du collectif de travail. Une simple poignée de main suffit pour transmettre virus et bactéries à ses collègues...ou à ses proches. Les tenues de travail constituent, elles aussi, des vecteurs de diffusion des nuisances hors de l'entreprise. Certaines poussières nocives peuvent par exemple s'accumuler dans le véhicule personnel des salariés. Un véhicule qui bien souvent est également utilisé pour les balades en famille...
Combiner organisation et comportements
La mise en œuvre de mesures simples contribue à réduire les risques mais également à les circonscrire au milieu professionnel. Les employeurs sont ainsi tenus de mettre à disposition de leurs salariés des installations sanitaires leur permettant d'assurer leur hygiène corporelle : des lavabos, des toilettes, et le cas échéant, des douches en nombre suffisant et en bon état de fonctionnement. Les mesures organisationnelles doivent reposer sur une bonne analyse : disposer les points de lavage à proximité des postes salissants, assurer le nettoyage régulier de ces installations, garantir le confort et l'intimité des utilisateurs... Quand cela s'avère nécessaire pour prévenir les contaminations liées aux tenues, chaque salarié devrait disposer de deux vestiaires, l'un réservé aux équipements de travail, l'autre utilisé pour le rangement des effets personnels. Lorsque cela est possible, il est conseillé d'effectuer le lavage des tenues au sein de l'entreprise. Dans les professions particulièrement salissantes ou susceptibles d'exposer les salariés à certaines nuisances spécifiques, la réglementation impose par ailleurs aux employeurs d'assurer eux-mêmes le nettoyage des équipements.
Hygiénique attitude
Les questions relatives à l'hygiène corporelle peuvent être plus délicates à aborder car elles relèvent de la sphère personnelle des salariés. Les entreprises doivent pourtant savoir s'emparer de ces problématiques et s'efforcer de responsabiliser leurs salariés. Car en la matière, chacun doit être acteur de sa sécurité. Outre les mesures liées à la manipulation de substances dangereuses (port de gants, de lunettes ou d'équipements de protection respiratoire...), changer de tenue en fin de poste et se laver régulièrement les mains sont des réflexes à acquérir. Il est notamment recommandé de se laver les mains avant d'effectuer les gestes qui rapprochent les mains du visage (manger, fumer, poser des lentilles de contact, se maquiller,...) avant et après être allé aux toilettes, avant les pauses, avant de quitter le travail... Ces mesures simples constituent le socle d'une culture de l'hygiène en entreprise. Mais également au dehors. Les bonnes habitudes en matière d'hygiène permettent par exemple de limiter les épidémies saisonnières (grippe, gastroentérite, rhume...) et pourraient un jour contribuer à freiner l'expansion de la pandémie grippale que redoutent aujourd'hui les experts mondiaux de la santé.