Comment concilier la prévention des risques liés aux fortes chaleurs avec les précautions requises pour éviter la propagation du coronavirus ?

Paru dans le N°150 - Juillet-Août 2020
Dans la rubrique : En question

La réglementation ne définit pas le travail à la chaleur. Mais au-delà de 30°C pour une activité sédentaire, et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique, la chaleur peut constituer un risque pour les salariés. Il est d’autant plus grand lorsque s’ajoutent d’autres facteurs de risque : travaux physiques, travail en extérieur, facteurs individuels…

Pour se protéger de la Covid-19 pendant cette période, il convient de repenser l’organisation du travail et réserver l’usage du masque aux situations incompatibles avec la distanciation physique. Si la distance d’au moins 1 mètre ne peut être respectée pour certaines tâches, comme soulever des charges lourdes à deux, chaque opérateur doit porter un masque. Des visières peuvent être proposées, en complément du masque, en cas de contact rapproché avec du public ne portant pas de masque. Pour rester vigilant, la réorganisation du travail peut être une solution (limiter le temps d’exposition des salariés au soleil, aménager les horaires, favoriser la rotation sur certaines tâches, augmenter les pauses, mettre à disposition de l’eau potable…). Après usage du masque ou dès qu’il est humide ou mouillé, il est impératif de le retirer en saisissant par l’arrière les lanières ou les élastiques sans toucher la partie avant, et d’en changer si nécessaire.

Dans les locaux, l’aération doit être privilégiée et l’utilisation des ventilateurs et de la climatisation limitée. S’ils sont occupés par plus d’une personne, il est conseillé de n’utiliser la climatisation que lorsqu’elle est nécessaire pour assurer des conditions de travail acceptables et de limiter les débits de soufflage (environ 0,4 m/s, afin que les vitesses d’air au niveau des personnes restent faibles). L’entretien des installations de ventilation et de climatisation doit être assuré régulièrement. Les ventilateurs utilisés pour le rafraichissement des personnes, qui produisent des vitesses d’air élevées, sont à éviter. Dans tous les cas, l’utilisation de ventilateurs de grande taille est à proscrire, car ils produisent des flux d’air difficiles à maîtriser. Si l’utilisation de ventilateurs individuels s’avère malgré tout indispensable pour maintenir des conditions de travail acceptables, une réduction de la vitesse de l'air et une implantation limitant la dispersion de l'air sur plusieurs personnes sont recommandées.

La Lettre d'information est éditée par le département Information communication de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Directeur de la publication : Stéphane PIMBERT, directeur général de l'INRS. Rédacteur en chef : Grégory BRASSEUR. Routage : logiciel SYMPA. Conception : Aphania. Copyright INRS. Tous droits réservés. Conformément à la loi 2004-801 du 6 août 2004 (...) modifiant la loi 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent. Pour l'exercer, adressez-vous à l'INRS - 65 boulevard Richard Lenoir - 75011 Paris ou écrivez à contact@kiosque.inrs.fr