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Prévention des risques professionnels
La lettre d'information
Janvier 2009

La rédaction de la lettre de l'INRS vous remercie pour votre fidélité
et vous souhaite une bonne et heureuse année 2009.


 Bruit 
La chasse aux décibels
Bruit : la chasse aux décibels Malgré des avancées significatives en matière de prévention, le bruit demeure une cause importante de maladies professionnelles. En 2007, environ 1 200 cas de surdité liée au travail ont été reconnus en France. Plus de 3 millions de salariés seraient exposés à des niveaux sonores dangereux pour la santé. Comment lutter efficacement contre le bruit ?
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Dossier
Dépliant
Publication
Audiovisuel

Age et travail
Santé au travail et emploi des seniors
Age et travail : santé au travail et emploi des seniors Le vieillissement général de la population européenne fait craindre une pénurie de main-d'oeuvre que l'augmentation du taux d'emploi des seniors pourrait contribuer à limiter. Une note thématique publiée par Eurogip dresse un état des lieux des mesures élaborées pour favoriser l'emploi des 55-64 ans. Selon les auteurs, l'amélioration des conditions de travail et la promotion de la santé au travail constituent des préalables indispensables à l'atteinte de cet objectif.


Nanoparticules
Mieux prévenir les risques
Contribuer à la bonne gestion des risques liés aux nanoparticules, tel est l'objectif du guide publié par l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST). Ce document propose notamment une série de bonnes pratiques destinées aux entreprises qui fabriquent ou utilisent des nanoparticules.


Troubles musculosquelettiques
La hausse du nombre de TMS se poursuit
Avec plus de 34 000 cas indemnisés en 2007, les troubles musculosquelettiques demeurent la première cause de maladies professionnelles. Cette même année, les TMS ont été responsables de la perte de 7,5 millions de journées de travail et ont engendré quelque 736 millions d'euros de dépenses pour l'Assurance maladie. C'est ce que révèlent les statistiques rendues publiques par la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS).


Risques psychosociaux
Bilan des mesures de prévention en Europe
Les représentants européens des employeurs et des travailleurs ont présenté à la Commission européenne un rapport sur l'application de leur accord-cadre sur le stress professionnel. Ce document dresse l'inventaire des mesures prises par 21 États membres ainsi que par la Norvège et par l'Islande. A noter qu'en France, la transposition de l'accord ne s'est pas faite par une traduction "terme à terme", mais a conduit à une nouvelle rédaction de certains passages par les partenaires sociaux.


Conseil d'orientation sur les conditions de travail
En vertu d'un décret du 25 novembre, le Conseil d'orientation sur les conditions de travail (COCT) se substitue au Conseil supérieur de la prévention des risques professionnels et à la Commission nationale d'hygiène et de sécurité du travail en agriculture. Ce conseil, placé auprès du ministre chargé du travail, participe à l'élaboration de la politique nationale en matière de protection et de promotion de la santé et de la sécurité au travail, ainsi qu'à l'amélioration des conditions de travail.
- Le décret n° 2008-1217 du 25 novembre 2008


REACH, déclaration des produits chimiques
Un décret du 11 décembre 2008 harmonise les dispositions du Code du travail en matière de déclaration des substances et préparations avec les dispositions issues du règlement européen "REACH". Le décret acte notamment le maintien du dispositif de déclaration des préparations dangereuses auprès de l'INRS.
- Le décret n° 2008-1310 du 11 décembre 2008





Quelle qualité de vie au travail en Europe pour la décennie 2010 ?
En octobre dernier, la Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail et l'Anact (Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail) ont convié un panel d'experts européens à un débat prospectif sur le thème de la santé au travail. Les présentations des intervenants sont désormais accessibles en ligne.

Webinaires
Le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST) propose un service de conférences vidéo en ligne. Ces "webinaires" thématiques traitent de divers sujets liés à la prévention des risques. L'accès à certains d'entre eux est gratuit.

La présence d'un défibrillateur est-elle obligatoire en entreprise ?
Actuellement, il n'existe pas d'obligation réglementaire pour les entreprises de s'équiper d'un défibrillateur automatisé externe. La décision de s'équiper ou non de défibrillateurs doit être prise après une évaluation des risques effectuée par le chef d'entreprise conseillé par le médecin du travail.
Il est à noter que, depuis décembre 2007, le programme de formation des sauveteurs secouristes du travail (SST) comprend une formation à l'utilisation de défibrillateurs automatisés externes.
Le défibrillateur semi-automatique

Les animations présentant les neuf principes de prévention
Animations
Les principes généraux de prévention

9 principes guident à chaque instant les actions de tous ceux qui s'impliquent dans la prévention des risques professionnels. Une nouvelle série d'animations vous invite à (re)découvrir ces principes, qui constituent le socle de la culture de prévention.
- Les animations

Publication
Agir avec prévention

Ce dépliant de sensibilisation présente les concepts clés de la prévention des risques professionnels et montre comment elle contribue au bien-être des salariés et à la performance économique des entreprises.
- Le dépliant

Dossier web
Cannabis et travail

Ce dossier web dresse l'inventaire des risques professionnels liés à la consommation du cannabis. Il présente également les étapes principales de la mise en place d'une démarche de prévention ainsi que des conseils pour la bonne gestion des situations individuelles.
- Le dossier

Toutes les nouveautés INRS

13 et 14 janvier - Montpellier
Salon Aid'O Soins
- La présentation du salon

23 janvier - Tours
Colloque Risque psychosocial au travail
- Le site du colloque

4 et 5 février - Toulouse
Préventica Sud-Ouest 2009
- Le site du salon

2 et 3 avril - Paris
5es Journées de la prévention - Inpes
- Le site des Journées


Bruit : la chasse aux décibels

Bruit
La chasse aux décibels
Malgré des avancées significatives en matière de prévention, le bruit demeure une cause importante de maladies professionnelles. En 2007, environ 1 200 cas de surdité liée au travail ont été reconnus en France. Plus de 3 millions de salariés seraient exposés à des niveaux sonores dangereux pour la santé. Comment lutter efficacement contre le bruit ?

Selon un sondage réalisé par l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, 67 % des actifs français se disent dérangés par le bruit sur leur lieu de travail. Qu'il provienne des machines, des équipements ou des véhicules, le bruit au travail constitue une nuisance dont les effets sur la santé varient en fonction de l'intensité et de la durée d'exposition. Les bruits ponctuels de très forte intensité (supérieurs à 135 décibels), comme les explosions, peuvent engendrer des traumatismes auditifs responsables de pertes d'audition temporaires ou définitives. L'exposition quotidienne à des niveaux sonores supérieurs à 80 dB(A)* (soit le bruit d'une perceuse) pendant 8 h suffit à provoquer la destruction d'une partie des cellules ciliées de l'oreille interne et à entraîner, à terme, une perte irréversible de l'audition. Même à des niveaux plus faibles, les effets du bruit sur la santé sont sensibles. À partir de 70 dB(A), si l'exposition est longue, des troubles apparaissent : fatigue auditive, bourdonnements d'oreille, migraines, nausées, difficultés de concentration, stress, troubles du sommeil... On suspecte également le bruit de jouer un rôle dans la survenue de certaines affections cardiovasculaires. De plus, le bruit perturbe la communication, détourne l'attention des salariés et augmente ainsi les risques d'accident.

Plusieurs millions de salariés exposés
Les expositions de longue durée (plus de 20 heures par semaine) à des niveaux élevés (plus de 85 dB(A)) concerneraient près de 7 % des salariés. La métallurgie, le bâtiment, l'industrie du bois ou de la plasturgie figurent parmi les secteurs les plus concernés. Certaines professions nouvelles présentent également des risques accrus. C'est notamment le cas des opérateurs de centre d'appels téléphoniques ou des préparateurs de commandes qui travaillent en permanence avec des casques de communication. Les métiers de la nuit et ceux du spectacle sont eux aussi particulièrement exposés. De nombreux cas d'exposition à des bruits lésionnels sont en effet recensés parmi les personnels des bars et des boîtes de nuit, les musiciens et les techniciens du son.

Agir en amont, réduire à la source
La prévention des risques liés au bruit doit trouver sa place le plus en amont possible, idéalement dès la conception des locaux et des postes de travail. Intégrer ces problématiques dans le choix des équipements et des machines, de leur implantation ou encore dans l'organisation du travail permet en effet d'éviter les mesures correctives, généralement coûteuses et d'une moindre efficacité. La mise en œuvre de la démarche de prévention doit s'appuyer sur une analyse précise de la situation. En 2006, la réglementation a introduit de nouvelles valeurs pour les seuils d'exposition. Dès que l'exposition sonore quotidienne dépasse 80 dB(A) pendant 8 h, les entreprises doivent agir : repérage et signalisation des lieux et des postes bruyants, information des salariés sur les risques, mise en place d'un suivi médical... Les entreprises sont également tenues de mettre en œuvre de mesures de réduction du bruit. Les solutions techniques sont multiples : utilisation de machines plus silencieuses, remplacement des revêtements de sol métalliques par des tapis en caoutchouc, mise en place d'amortisseurs de vibrations, encoffrement des machines... Le traitement acoustique des locaux (ajout de plafond, de panneaux et d'écrans absorbants) permet de réduire de façon sensible les niveaux sonores. Il est également possible d'agir sur l'organisation du travail en introduisant par exemple une rotation des salariés entre des postes bruyants et des postes moins exposés.

Protecteurs individuels, l'ultime recours
Bien qu'elles soient largement répandues dans les entreprises, les protections individuelles (casque antibruit, bouchons d'oreille) ne doivent être utilisées qu'en dernier recours, lorsque les mesures de protection collectives s'avèrent insuffisantes pour maintenir l'exposition des salariés à des niveaux acceptables. Depuis l'évolution des seuils réglementaires, le niveau de bruit reçu par les salariés portant des équipements de protection individuels ne doit en aucun cas excéder 87 dB(A) sur une journée de 8 heures. Pourtant, l'efficacité réelle des protecteurs individuels contre le bruit est bien souvent surestimée. Pour que ces équipements offrent une protection effective, les salariés doivent avoir été correctement formés à leur utilisation.
Une méthode de calcul simple élaborée par l'INRS permet aujourd'hui d'évaluer la dose de bruit réellement reçue par les salariés à partir de mesures simples du niveau sonore ambiant

* dB(A) : Pour prendre en compte le niveau réellement perçu par l'oreille, on utilise comme unité de mesure le décibel "physiologique" appelé décibel A, dont l'abréviation est dB(A).
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La Lettre d'information est éditée par le département Produits d'information de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Directeur de la publication : Jean-Luc MARIE, directeur général de l'INRS. Rédacteur en chef : Jacques GOZZO. Routage : logiciel SYMPA. Copyright INRS. Tous droits réservés. Conformément à la loi 2004-801 du 6 août 2004 (...) modifiant la loi 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent. Pour l'exercer, adressez-vous à l'INRS - 30 rue Olivier Noyer - 75014 Paris ou écrivez à contact@kiosque.inrs.fr


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