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Prévention des risques professionnels
La lettre d'information
Mars 2009

 Nuisances physiques 
Mauvaises vibrations !
Nuisances physiques : mauvaises vibrations ! Les véhicules, les engins de chantier ou les machines portatives font vibrer les corps et sollicitent les organismes. Lombalgies, lésions articulaires, troubles vasculaires, atteintes des terminaisons nerveuses, plusieurs millions de salariés français sont directement exposés. Des solutions de prévention existent pour limiter les effets néfastes des vibrations.
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Dossier INRS
Publication
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Article

Amiante
Renforcement de la réglementation
Amiante : renforcement de la réglementation Un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) préconise de renforcer la réglementation relative à l'amiante. L'agence recommande notamment d'abaisser les valeurs limites d'exposition professionnelle (VLEP) et d'ajouter les fibres courtes dans le comptage des poussières d'amiante. Cet avis a conduit le ministère chargé du Travail à prendre une série de mesures, qui incluent notamment le réexamen de la VLEP.


Maladies dermatologiques
Rapport
Selon un rapport de l'Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (Osha), les maladies de la peau figurent parmi les principaux risques émergents en matière de santé au travail. Le document dresse l'inventaire des situations à risques et présente les principales démarches de prévention mises en place au sein des pays membres de l'Union européenne.


Traçabilité des expositions professionnelles
Un carnet de santé pour les salariés ?
Le Sénat vient d'adopter un amendement au projet de loi sur l'environnement (Grenelle 1), ayant pour objectif de mettre en place un dispositif de suivi des expositions aux risques professionnels. Cette proposition vise notamment à doter chaque salarié d'un carnet de santé où seraient consignées les principales nuisances professionnelles rencontrées au cours de sa carrière.


Risque routier
Améliorer la prévention dans les travaux publics
L'État, la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) et la caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) ont signé une charte de partenariat visant à renforcer les actions de prévention du risque routier dans le secteur des travaux publics. L'un des objectifs de cet accord est de favoriser la bonne gestion des déplacements liés aux activités des chantiers.


Conseil d'orientation sur les conditions de travail
Cinq commissions spécialisées ont été créées au sein du Conseil d'orientation sur les conditions de travail (COCT). Un arrêté du 26 décembre 2008 officialise la création des commissions et précise leurs attributions.
- L'arrêté du 26 décembre 2008


Maladies professionnelles
Un décret du 15 janvier 2009 révise les tableaux n° 4, 16 bis et 36 bis des maladies professionnelles liées aux expositions au benzène et aux produits houillers et pétroliers. Il crée un tableau 43 bis relatif aux affections cancéreuses provoquées par l'aldéhyde formique.
- Le décret n° 2009-56 du 15 janvier 2009





Évaluer le coût d'un accident
Grâce à ce module mis en ligne sur le site de la CRAM Alsace-Moselle, les entreprises, après s'être inscrites sur le site, peuvent évaluer le "coût non assuré" d'un accident du travail. Cet outil vise à les inciter à redoubler leurs efforts en matière de prévention.

Risque psychosocial au travail
Le 23 janvier dernier, l'Institut national de médecine agricole a organisé un colloque consacré à la prévention des risques psychosociaux. La synthèse des interventions est consultable en ligne.

Quels sont les principaux critères pour choisir un siège de travail ?
Le siège doit être adapté à la situation de travail et adaptable aux caractéristiques physiques et à l'activité du salarié. Il doit permettre à l'utilisateur de changer de position, de se lever et de s'asseoir sans contraintes. Pour le travail assis, la hauteur et la profondeur de l'assise ainsi que la hauteur et l'inclinaison du dossier doivent être réglables. Il serait aussi pertinent que la hauteur de la table puisse varier aussi facilement. Le siège doit offrir un bon appui lombaire et disposer d'une base stable (5 pieds). Pour le travail assis-debout, le choix doit se porter sur des sièges stables sans risque de basculement, dotés d'une surface de contact souple et facilement réglables en hauteur.
Prévention des risques liés aux positions statiques

Mal au dos : osez bouger pour vous soigner
Publication
Mal au dos : osez bouger pour vous soigner

Plus de deux adultes sur trois seront un jour confrontés au mal de dos. Ce nouveau dépliant présente des conseils pratiques pour bien gérer sa lombalgie.
- Le dépliant

Audiovisuel
Napo dans... Échec au risque

A travers sept nouvelles aventures du personnage d'animation Napo, ce DVD a pour objectif de favoriser une réflexion générale sur la prévention. Il permet notamment d'aborder des notions théoriques relatives à l'accident, au danger ou au risque.
- La présentation du DVD

Publication
La maladie de Lyme

Qu'est ce que la maladie de Lyme ? Comment s'en protéger ?... Ce nouveau dépliant coédité avec la Mutualité sociale agricole (MSA) regroupe toutes les informations utiles sur cette affection transmise par les piqûres de tiques.
- Le dépliant

Toutes les nouveautés INRS

16 et 17 mars - Besançon
Colloque de l'Aderest
- Le site de l'Aderest

26 et 27 mars - Lyon
26èmes Journées de l'Adhys
- le site de l'Adhys

2 et 3 avril - Paris
5èmes Journées de la prévention de l'Inpes
- Le site des Journées

20 au 25 avril - Villepinte
Salon InterMat
- Le site du salon


Nuisances physiques : mauvaises vibrations !

Nuisances physiques
Mauvaises vibrations !
Les véhicules, les engins de chantier ou les machines portatives font vibrer les corps et sollicitent les organismes. Lombalgies, lésions articulaires, troubles vasculaires, atteintes des terminaisons nerveuses, plusieurs millions de salariés français sont directement exposés. Des solutions de prévention existent pour limiter les effets néfastes des vibrations.

Dans les entreprises françaises, les sources de vibrations peuvent être multiples. Sur l'ensemble du territoire, on recense près de 130 000 engins de chantiers, 200 000 chariots élévateurs, 1 million de tracteurs agricoles et forestiers, plusieurs millions de camions, de véhicules utilitaires et de machines portatives ou guidées à la main vibrantes (perforateurs, burineurs, meuleuses...). Environ 10 % des travailleurs français soit près de 2 millions de personnes sont exposés aux tremblements, secousses et trépidations de leurs instruments de travail. Les secteurs du BTP, des transports, de la logistique et de l'agriculture sont les premiers concernés.

Des atteintes multiples
Pour les conducteurs d'engins, soumis à des vibrations transmises à l'ensemble du corps, la lombalgie constitue le risque principal. Les salariés qui manipulent fréquemment des machines à main rotatives (meuleuses, scies...) peuvent être, pour leur part, exposés à des atteintes vasculaires (syndrome de Raynaud) et nerveuses des bras et des mains. Ceux qui utilisent régulièrement des outils percutants (marteaux-piqueurs, perforateurs) peuvent développer à long terme, des lésions ostéo-articulaires des coudes et des poignets (arthrose). Certaines de ces affections, très douloureuses, peuvent contraindre les salariés victimes à changer de profession.

Seuils d'action et valeurs limite
Le risque de survenue des pathologies est fonction de la dose de vibrations sur une journée de travail. Pour lutter contre les effets sur la santé, une récente directive européenne a introduit des valeurs limite d'exposition. Ainsi, dès que la dose de vibration reçue par les conducteurs de véhicules ou d'engins (vibrations transmises à l'ensemble du corps) dépasse 0,5 m/s2 sur une journée de 8 heures. Pour ce qui concerne les utilisateurs de machines portatives (vibrations mains/bras), le seuil d'action et la valeur limite ont été respectivement établis à 2,5 et 5 m/s2 pour 8 heures.

Identifier les postes à risque
La démarche de prévention doit s'appuyer sur l'évaluation des risques. Il s'agit dans un premier temps de dresser l'inventaire des postes concernés et de quantifier la durée et l'intensité des expositions. Certains équipements nécessitent une attention particulière. Une récente enquête réalisée par l'INRS montre que l'exposition des conducteurs des engins de chantier en roulement, des transpalettes à conducteur porté, des tracteurs agricoles ou encore des camions se situent au-delà des valeurs nécessitant la mise en œuvre d'actions de prévention. De même, l'exposition des opérateurs de marteaux-piqueurs, de burineurs ou de certaines machines rotatives vétustes est susceptible de dépasser les seuils réglementaires. Les données transmises par les fabricants peuvent être des indices utiles pour le repérage. Il faut cependant les manier avec précaution car les valeurs déclarées sont généralement mesurées dans des conditions expérimentales très éloignées des conditions réelles d'utilisation. Sur le site de l'INRS, un
questionnaire en ligne permet d'évaluer en quelques clics la dose vibratoire reçue par les conducteurs de machines mobiles. Pour des informations plus précises en particulier pour valider une solution de prévention, il est nécessaire d'effectuer des mesures. Même si l'instrumentation s'est fortement simplifiée, le recours à un consultant spécialisé s'avère souvent nécessaire.

Agir contre les vibrations
Si les risques sont avérés, les salariés exposés doivent être informés et faire l'objet d'un suivi spécifique par les services de santé au travail. Des actions doivent également être mises en place afin de réduire la durée et l'intensité des expositions. Il est possible d'agir sur l'organisation du travail : rotation des salariés sur différents postes, mise en place de "pauses vibratoires", entretien des sols pour éviter les cahots, limitation de la vitesse de circulation des engins... L'acquisition du matériel doit faire l'objet d'un soin particulier. On choisira de préférence les machines portatives intégrant des protections contre les vibrations (poignées antivibratiles, dispositif anti-balourd) et les véhicules équipés de systèmes de suspensions en bon état. Pour les engins mobiles, le choix du siège à suspension constitue un élément crucial. Un siège bien adapté, bien entretenu et bien réglé contribue à réduire fortement les risques liés aux vibrations.
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La Lettre d'information est éditée par le département Produits d'information de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Directeur de la publication : Jean-Luc MARIE, directeur général de l'INRS. Rédacteur en chef : Jacques GOZZO. Routage : logiciel SYMPA. Copyright INRS. Tous droits réservés. Conformément à la loi 2004-801 du 6 août 2004 (...) modifiant la loi 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent. Pour l'exercer, adressez-vous à l'INRS - 30 rue Olivier Noyer - 75014 Paris ou écrivez à contact@kiosque.inrs.fr


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